{"id":99446,"date":"2009-06-16T19:11:00","date_gmt":"2009-06-16T17:11:00","guid":{"rendered":"https:\/\/cms.galaxiemedia.fr\/tomshardware\/2009\/06\/16\/gros-plan-sur-le-stockage-pata\/"},"modified":"2023-06-22T17:21:50","modified_gmt":"2023-06-22T15:21:50","slug":"gros-plan-sur-le-stockage-pata","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tomshardware.fr\/gros-plan-sur-le-stockage-pata\/","title":{"rendered":"Gros plan sur le stockage : PATA"},"content":{"rendered":"
La limitation en capacit\u00e9 d\u00e9pend du disque (selon le LBA) mais aussi du BIOS. On connait typiquement les limitations \u00e0 528 Mo (BIOS), 2,1 Go (syst\u00e8me de fichier), 8,4 Go (BIOS), 32 Go (syst\u00e8me de fichier), 137 Go (LBA), 2 To (syst\u00e8me de fichier). Un article plus complet sur ce probl\u00e8me est pr\u00e9vu, bient\u00f4t sur vos \u00e9crans.<\/p>\n<\/div>\n
Le Parallel ATA, sous sa forme actuelle, a \u00e9t\u00e9 standardis\u00e9 en 1994 mais \u00e9tait dans la pratique utilis\u00e9 depuis la moiti\u00e9 des ann\u00e9es 80. Il s’agissait au d\u00e9part d’une adaptation d’un connecteur ISA en n’utilisant que les fils n\u00e9cessaires \u00e0 un disque dur, mais les \u00e9volutions successives en ont fait une interface \u00e0 part enti\u00e8re. L’interface PATA (nom qu’elle porte depuis l’introduction du SATA en 2003) a \u00e9t\u00e9 la norme la plus utilis\u00e9e sur les PC entre 1986 et 2004 mais est en perte de vitesse depuis (les southbridges r\u00e9cents ne prennent plus en charge cette interface). Il existe plusieurs versions de la norme, toutes standardis\u00e9es sous le nom ATA. Actuellement, on utilise l’ATA-7 et l’ATA-8 est bient\u00f4t de la partie. Notons que le SATA est une interface standardis\u00e9e dans les documents sur la norme ATA.<\/p>\n<\/p>\n
Commen\u00e7ons par la capacit\u00e9 : sans entrer dans les d\u00e9tails (et donc dans le BIOS des PC), la norme ATA indique que les disques durs peuvent atteindre une capacit\u00e9 de 137 Go (jusqu’en 2002) ou 114 Po (Petaoctets) actuellement. La limite vient du codage utilis\u00e9, le LBA, qui est calcul\u00e9 sur 28 bits dans la norme originale et sur 48 bits actuellement. Pour la vitesse, tout d\u00e9pend de la version : on distingue les modes PIO (Programmed Input\/Output) qui utilisent le processeur pour g\u00e9rer les transferts de donn\u00e9es et les diff\u00e9rents modes DMA, qui travaillent directement entre le disque dur et le contr\u00f4leur. Il existe quatre modes PIO habituellement utilis\u00e9s (le 5 et 6 sont rares) et ils peuvent atteindre 16,6 Mo\/s (PIO-4), mais au prix d’une utilisation CPU \u00e9lev\u00e9e. En mode DMA et Ultra-DMA, le d\u00e9bit peut atteindre 133 Mo\/s (Ultra DMA 6) mais le mode 5 (100 Mo\/s) est plus courant. Attention, le mode 6 n’est pas utilisable avec les chipsets Intel, qui se limitent au mode 5, et il faut donc utiliser un contr\u00f4leur tiers (Via, SiS, etc.) et un disque dur compatible (Maxtor) pour tirer parti de la derni\u00e8re version du PATA.<\/p>\n<\/p>\n
Au final, comme on le voit, l’interface PATA a fait les beaux jours de l’informatique personnelle pendant des ann\u00e9es, mais elle est maintenant d\u00e9pass\u00e9e par le SATA. Cette s\u00e9rie d’actualit\u00e9s continuera demain avec l’interface SCSI, plus professionnelle, et ensuite avec le SAS puis enfin avec les d\u00e9riv\u00e9s de ces interfaces comme l’eSATA, la Compact Flash, etc.<\/p>\n<\/p>\n Hier, nous vous parlions de l'interface SATA, continuons aujourd'hui avec la connexion utilis\u00e9e auparavant, le PATA, appel\u00e9 aussi ATA, IDE, etc.<\/p>","protected":false},"author":36,"featured_media":99447,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[487,4107,4068],"tags":[557,496],"hubs":[],"class_list":["post-99446","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-actualite","category-entreprises","category-informatique","tag-disques-durs","tag-stockage"],"acf":{"post_show_excerpt":false,"post_source":{"title":"Tom's Hardware FR","url":"http:\/\/www.presence-pc.com\/","target":""}},"yoast_head":"\n<\/span><\/span>Le fonctionnement du PATA permet d’utiliser un seul connecteur sur la carte m\u00e8re pour relier deux unit\u00e9s. Ce syst\u00e8me, assez pratique au demeurant, induit malgr\u00e9 tout certains probl\u00e8mes. Le premier vient du syst\u00e8me de ma\u00eetre\/esclave. En th\u00e9orie, un p\u00e9riph\u00e9rique doit \u00eatre le ma\u00eetre, le second est l’esclave et placer deux esclaves ou deux ma\u00eetres sur un c\u00e2ble emp\u00eache g\u00e9n\u00e9ralement la machine de d\u00e9marrer. Dans les faits, avec des p\u00e9riph\u00e9riques r\u00e9cents, il suffit de placer les deux unit\u00e9s en mode \u00ab cable select \u00bb pour \u00e9viter les probl\u00e8mes. Ce partage du c\u00e2ble implique aussi un partage de la bande passante : en Ultra DMA 5, on a 100 Mo\/s par connecteur sur la carte m\u00e8re, et donc potentiellement pour deux unit\u00e9s. Avec les vieux contr\u00f4leurs, les deux unit\u00e9s doivent utiliser le m\u00eame mode (ce qui est g\u00eanant avec un disque dur et un lecteur optique) et le bus est partag\u00e9, quand un p\u00e9riph\u00e9rique \u00e9crit ou lit, l’autre est bloqu\u00e9. En pratique, le probl\u00e8me ne se pose que si on travaille simultan\u00e9ment avec deux disques durs rapides sur un m\u00eame bus. Enfin, les modes de fonctionnement rapide n\u00e9cessitent un c\u00e2ble modifi\u00e9 : alors que l’interface originale se contente d’un c\u00e2ble \u00e0 40 fils, l’Ultra DMA 4 (66 Mo\/s) et les suivants demandent un c\u00e2ble \u00e0 80 fils. La partie donn\u00e9e reste la m\u00eame, mais 40 fils de blindage sont int\u00e9gr\u00e9s pour \u00e9viter les probl\u00e8mes de parasites, courant sur une interface parall\u00e8le \u00e0 haute fr\u00e9quence.<\/p>\n<\/p>\n
Les connecteurs<\/h4>\n<\/p>\n
<\/span><\/span>Pour la connectique, on distingue plusieurs types de c\u00e2ble, en fonction de la taille du disque dur. Les disques durs classiques utilisent une interface \u00e0 40 fils (ou 80), avec une prise m\u00e2le sur la carte m\u00e8re et un c\u00e2bl\u00e9 \u00e9quip\u00e9 de trois prises femelles. Pour les disques durs 2,5 pouces, plus petit, on utilise un c\u00e2ble \u00e0 44 fils, avec une prise femelle directement sur la carte m\u00e8re (la connexion est en g\u00e9n\u00e9rale directe entre le disque dur et la carte). Les 4 fils suppl\u00e9mentaires permettent en fait de transporter l’alimentation du disque dur. Enfin, il existe des interfaces destin\u00e9es aux disques durs 1,8 pouce, plus petits. On utilise soit un connecteur ZIF (un c\u00e2ble plat) soit un connecteur d\u00e9riv\u00e9 de celui utilis\u00e9 en Compact Flash soit une interface propri\u00e9taire. Les lecteurs optiques, qui utilisent une subdivision de l’ATA, l’ATAPI, utilisent le c\u00e2ble classique (40 fils) ou un connecteur fond de panier (slim ATA) pour les mod\u00e8les de PC portables. Notons que sur les appareils r\u00e9cents, il existe un d\u00e9trompeur : une des pins du connecteur m\u00e2le est absente, ce qui permet d’emp\u00eacher de placer une nappe adapt\u00e9e (qui ne dispose pas du trou n\u00e9cessaire) dans le mauvais sens.<\/p>\n<\/p>\n
Avantages et inconv\u00e9nients<\/h4>\n<\/p>\n
<\/span><\/span>L’avantage du PATA est simple : c’est un standard depuis pr\u00e8s de 25 ans et donc le support est tr\u00e8s bon. Pour le reste, les c\u00e2bles sont \u00e9pais et encombrants, le partage de la bande passante est un probl\u00e8me et le d\u00e9bit de la norme est un point limitant avec les disques durs actuels. De plus, \u00e9tant donn\u00e9 qu’Intel ne supporte plus le PATA depuis l’ICH8 (dans les machines de bureau) et que le support logiciel des contr\u00f4leurs tiers \u2014 que ce soit via un southbridge, chez AMD, NVIDIA ou Via, ou \u00e0 travers une puce externe, comme Marvell ou JMicron \u2014 est parfois capricieux. Dans la pratique, le PATA est parfois n\u00e9cessaire dans de vieilles machines, mais n’a pratiquement plus aucun int\u00e9r\u00eat actuellement. Enfin, rappelons que les rares cartes PATA disponibles actuellement offrent deux connecteurs (et peuvent donc recevoir quatre disques) mais que la bande passante du PCI limite le tout \u00e0 133 Mo\/s au mieux. Notons que des cartes PCI-Express existent, mais elles sont tr\u00e8s rares.<\/p>\n<\/p>\n
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